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Micro-albuminurie

On parle de microalbuminurie quand on met en évidence 20 à 200 mg/l (soit 30 à 300 mg par 24 heures) d'albumine dans les urines.

On définit ainsi trois plages :

• la normoalbuminurie : < 20 mg/l (soit < 30 mg/24 h)

• la microalbuminurie : 20 à 200 mg/l (soit 30 à 300 mg/24 h)

• la macroalbuminurie. : > 200 mg/l (soit > 300 mg/24 h)

Intérêt de la détermination de la microalbuminurie

• La microalbuminurie correspond à une augmentation du taux d'excrétion urinaire de l'albumine, non décelable par utilisation des bandelettes réactives classiques.

• Le dosage de la microalbuminurie dépiste la néphropathie débutante du sujet diabétique à un stage où la fonction rénale évaluée par la clairance de la créatinine est encore normale ; en l'absence d'une thérapeutique adaptée et suffisamment précoce (contrôle rigoureux de l'équilibre glycémique et normalisation de l'hypertension artérielle), la néphropathie diabétique évolue vers l'insuffisance rénale terminale nécessitant le recours à l'hémodialyse.

• Dans le diabète insulino-dépendant (type I), en dehors de son intérêt prédictif dans l'apparition d'une néphropathie (dosage tous les 6 mois), la présence d'une microalbuminurie multiplie par 10 les risques de maladie coronarienne dans les 6 ans qui suivent sa découverte.

• Dans le diabète non insulino-dépendant (type II), l'existence d'une microalbuminurie est le témoin précoce de l'atteinte rénale mais aussi un marqueur de risque cardio-vasculaire car 58 % des sujets meurent d'un accident cardio-vasculaire dans les 10 ans qui suivent la découverte d'une microalbuminurie.

• Autres pathologies responsables d'une positivité (parfois transitoire) de la microalbuminurie : infections urinaires hautes, uropathies, états inflammatoires aigus.

 

Mise en ligne le 01/06/2003