Apport de la biologie
moléculaire dans le diagnostic
des infections à Chlamydia trachomatis
Ce germe intra-cellulaire est en
effet considéré comme principal agent
des MST bactériennes, responsable :
chez la femme :
d'urétrites, de
cervicites et de salpingites pouvant se compliquer de GEU ou de
stérilité, de périhépatite,
chez l'homme :
d'urétrites et
d'épididymites,
chez le nouveau
né de mère infectée :
de conjontivites et de pneumonies.
La mise en évidence de
Chlamydia trachomatis est
délicate. La technique de référence
est la culture cellulaire. Elle peut cependant être prise en
défaut par :
▶ un
prélèvement peu riche en cellules,
▶ sa
conservation à une température
supérieure à + 4° C,
▶ son
transport tardif au laboratoire,
▶ la
présence d'inhibiteurs physiologiques (mucus) ou
thérapeutiques (antibiotiques),
▶ et
par l'effet cytotoxique de certains prélèvements.
La biologie
moléculaire offre au biologiste un nouvel outil diagnostic
puissant, fiable et performant : la technique d'amplification
du matériel génétique par PCR (polymerase
chain reaction) couplée à la détection
par sonde nucléique qui possède une
sensibilité supérieure à toutes les
autres techniques et une spécificité parfaite.
Son intérêt est encore accru par :
▶ la
possibilité de dépister les infections
précoces ou déjà traitées
par antibiotiques,
▶ la
possibilité de remplacer chez l'homme
le prélèvement urétral par
l'étude des urines (premières urines du matin),
▶ l'utilisation
même sur les prélèvements cytotoxiques,
▶ la
conservation du milieu de transport à température
ambiante avant et après le prélèvement,
▶ le
transport au laboratoire, qui est moins urgent que pour la culture
cellulaire.
En pratique :
Chez l'homme :
▶ le
prélèvement urétral est souvent mal
accepté et peut être remplacé par
l'étude des urines 1er jet du matin ;
▶ recherche
sur le sperme.
Chez la femme :
▶ le
prélèvement endocervical et/ou urétral
peut être réalisé au laboratoire, ou
bien par le médecin à l'aide des boîtes
« Gynécologiques »
(disponibles sur demande) contenant tout le nécessaire au
prélèvement (bactériologie classique,
mycoplasme, chlamydia PCR ) et qui restent à
température ambiante avant et après le
prélèvement ;
▶ recherche
possible dans les urines.
Cotation : identique à la culture cellulaire, B100 (180 Frs
actuellement).
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